Au moins 11 personnes, dont quatre membres de l’Africa Corps russe, ont été tuées lundi dans une embuscade visant une patrouille militaire près de Sofara, dans la région de Mopti, au centre du Mali, selon des sources locales. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, a revendiqué l’attaque.
Ces sources, parmi lesquelles un haut responsable du mouvement Dan Na Ambassagou, des notables locaux et des observateurs sécuritaires, situent l’attaque dans la zone de Kaka. Elles précisent que sept chasseurs traditionnels appartenant à ce mouvement, qui soutient l’armée malienne, figurent également parmi les morts.
Le GSIM a diffusé des photographies présentées comme montrant des victimes de l’attaque, sans annoncer de bilan total. Certaines sources évoquent un nombre de morts plus élevé, mais aucun bilan officiel ne permet de confirmer ces informations.
L’embuscade est survenue au lendemain d’une frappe de drone de l’armée malienne à Bourkouma, une localité voisine. Une femme et son nourrisson y auraient été tués et des civils blessés, selon des témoignages de sources locales rapportés par Radio France internationale.
Certaines de ces sources estiment que l’embuscade pourrait constituer une riposte à cette frappe. Ce lien n’a toutefois pas été établi de manière indépendante.
Selon les informations disponibles, ni l’armée malienne ni l’Africa Corps russe ne s’étaient exprimés sur l’embuscade ou sur les victimes signalées à Bourkouma.
Dans un communiqué distinct, l’armée malienne a annoncé avoir détruit une « base importante » près de Bougouni, ainsi que d’autres positions de groupes armés, sans évoquer les événements de Kaka et de Bourkouma.







