Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a accusé l’armée malienne et des éléments du Corps africain russe d’avoir commis ce qu’il qualifie de « massacre » contre des civils dans le village d’Ishl, situé au sud-ouest de Tombouctou, dans le nord du Mali.
Dans un communiqué diffusé par son organe médiatique Al-Zallaqa, le groupe affirme que les forces maliennes et russes ont encerclé le marché hebdomadaire du village le 11 juin avant d’ouvrir le feu sur des civils.
Selon le communiqué, plus de 16 civils auraient été tués et d’importants actes de pillage auraient été commis au cours de l’opération.
Le JNIM affirme également que plusieurs motos ont été incendiées, tandis que des véhicules, des motos, de l’argent et d’autres biens appartenant à des habitants auraient été saisis.
Le groupe estime que cet événement s’inscrit dans une série d’abus croissants observés dans le nord et le centre du Mali et tient les autorités de Bamako pour responsables.
Aucune réaction officielle de l’armée malienne ou du Corps africain russe n’avait été enregistrée au moment de la publication. Les informations contenues dans le communiqué n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Ces accusations interviennent dans un contexte d’intensification des opérations militaires et des affrontements dans plusieurs régions du nord du Mali.








