Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda au Sahel, a revendiqué la prise d’un poste militaire appartenant à une milice Donzo dans le village de Bogola, dans la région de Mopti, au centre du Mali.
Dans un communiqué diffusé par son organe médiatique Az-Zallaqa, le groupe affirme que ses combattants ont pris le contrôle du poste après une attaque contre la position de la milice. Aucun bilan officiel des pertes ou du matériel saisi n’a été communiqué.
L’attaque s’est produite dans une zone marquée depuis plusieurs années par des affrontements entre groupes armés, milices locales et forces gouvernementales.
Qui sont les Donzo ?
Les Donzo sont à l’origine des chasseurs traditionnels principalement issus de la communauté dogon du centre du Mali. Au fil des années, certains de ces groupes se sont transformés en milices d’autodéfense armées opérant dans plusieurs localités des régions de Mopti et de Bandiagara.
Des organisations de défense des droits humains ont accusé certaines de ces milices d’exactions contre des civils, tandis que les autorités maliennes estiment qu’elles contribuent à la protection des populations contre les attaques des groupes armés.
Un conflit aux dimensions multiples
Selon plusieurs observateurs, la crise dans le centre du Mali dépasse désormais la simple confrontation entre l’État et les groupes jihadistes et s’inscrit également dans des conflits liés à l’accès aux terres, aux ressources naturelles et aux tensions communautaires.
Le GSIM cherche à renforcer son influence dans la région en ciblant les milices locales et en se présentant comme un défenseur de certaines communautés, une stratégie qui contribue à prolonger l’instabilité dans le centre du pays.







