La société turque SADAT International Defense Consultancy a rejeté catégoriquement les accusations selon lesquelles elle mènerait des activités au Mali ou assurerait la protection du président de la transition malienne, Assimi Goïta.
Dans un communiqué publié par son conseil d’administration, SADAT répond à un reportage diffusé par France 24, qui affirmait que l’entreprise fournissait des services de protection rapprochée au chef de l’État malien et menait des activités opérationnelles dans le pays.
SADAT affirme n’avoir jamais exercé d’activités opérationnelles au Mali ni déployé de personnel sur le territoire malien, qualifiant ces accusations de campagne de désinformation fondée sur des sources anonymes et non fiables.
La société souligne que le reportage reconnaissait lui-même l’absence de preuves concrètes attestant sa présence au Mali, tout en continuant à diffuser des allégations qu’elle considère comme diffamatoires.
SADAT a annoncé son intention d’engager une action en justice contre France 24 afin d’obtenir réparation pour les préjudices moraux et réputationnels causés par ce qu’elle qualifie de fausses informations.
L’entreprise insiste également sur le fait qu’elle opère conformément aux lois de la République de Turquie et aux conventions internationales, affirmant qu’elle est une société de conseil dans le domaine de la défense et non une organisation mercenaire ou une société militaire privée impliquée dans des conflits armés.
Dans sa conclusion, SADAT appelle le public à ne pas accorder de crédit à ce qu’elle décrit comme des « opérations de manipulation de l’opinion » et une « propagande noire » dirigées contre elle, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre toutes les voies légales disponibles.
Ce démenti intervient alors que l’influence militaire et sécuritaire croissante de la Turquie dans la région du Sahel, notamment au Mali, fait l’objet d’une attention accrue de la part des médias et des observateurs internationaux.







