La Chambre des représentants des États-Unis a adopté un projet de loi prévoyant 70 milliards de dollars de financement pour les agences chargées de l’immigration, des douanes et de la sécurité des frontières jusqu’à la fin du mandat du président Donald Trump.
Le texte a été approuvé par 214 voix contre 212 et transmis à la Maison-Blanche pour signature présidentielle après son adoption par le Sénat, selon Reuters.
Cette enveloppe vise à renforcer les capacités de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et des services de protection des frontières à travers le recrutement de personnel supplémentaire, l’extension des centres de rétention et l’intensification des opérations d’expulsion.
Selon PBS News, l’administration Trump est soumise à une pression croissante pour tenir sa promesse d’expulser près d’un million de migrants par an, alors que les résultats enregistrés durant la première année du mandat sont restés en deçà des objectifs annoncés.
En avril dernier, l’ICE a indiqué avoir expulsé plus de 442 000 personnes entre octobre 2024 et septembre 2025, soit une hausse de 63 % par rapport à la période précédente.
Le projet de loi a suscité de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains. Amnesty International USA a dénoncé un texte qui finance davantage un système générateur de peur, de séparations familiales et de violations des droits humains.
De son côté, Kate Voigt, conseillère politique principale de l’American Civil Liberties Union (ACLU), a estimé que le Congrès venait d’accorder un « financement illimité » aux agences migratoires sans imposer de réformes substantielles, évoquant des accusations récurrentes de discrimination raciale et d’abus.
Cette décision intervient alors que l’immigration demeure l’un des sujets les plus polarisants de la vie politique américaine, opposant partisans d’un contrôle renforcé des frontières et défenseurs d’une approche davantage axée sur les droits humains







