Les tensions frontalières entre l’Afghanistan et le Pakistan se sont intensifiées cette semaine après que les autorités afghanes ont accusé les forces pakistanaises d’avoir mené des frappes d’artillerie transfrontalières dans la province orientale de Kunar, un incident qui menace de compromettre les efforts de paix fragiles engagés plus tôt cette année.
Selon le gouvernement afghan dirigé par les talibans, les frappes ont eu lieu le 4 mai et ont visé des zones civiles à l’intérieur de la province de Kunar. Le porte-parole adjoint du gouvernement Hamdullah Fitrat a déclaré qu’au moins trois civils avaient été tués et 14 autres blessés. Les autorités afghanes ont également signalé d’importants dégâts aux infrastructures civiles, notamment deux écoles, deux mosquées et un centre de santé local.
Kabul a condamné l’incident comme une violation de la souveraineté afghane et du droit international, accusant le Pakistan d’aggraver l’instabilité le long d’une frontière déjà volatile.
Le Pakistan a toutefois fermement rejeté ces accusations. Dans une réponse officielle, le ministère pakistanais de l’Information a qualifié les affirmations afghanes d’infondées et les a décrites comme faisant partie d’un « effort de propagande ».
Les autorités pakistanaises ont réaffirmé que leurs opérations militaires près de la frontière reposent sur des renseignements précis et visent des groupes armés, notamment le Tehrik-e-Taliban Pakistan.
La confrontation actuelle représente un défi sérieux pour le cadre de désescalade négocié en avril 2026 lors de pourparlers de paix médiés par la Chine. Malgré cet accord, des échanges transfrontaliers sporadiques et des accusations mutuelles continuent de tendre les relations.
Des analystes de sécurité avertissent que la poursuite des représailles risque de déstabiliser davantage la région.
Des observateurs internationaux, y compris des experts des Nations unies, ont appelé à la retenue et au respect du droit humanitaire international.
À ce jour, aucune nouvelle initiative diplomatique n’a été annoncée, et la situation le long de la frontière reste tendue et instable.







