Le gouvernement des Émirats arabes unis a condamné ce qu’il a qualifié de « nouvelles attaques iraniennes terroristes et non provoquées » à la suite d’une série d’incidents impliquant des missiles et des drones signalés le 4 mai 2026, selon des déclarations officielles du UAE Ministry of Foreign Affairs et de l’Emirates News Agency.
Dans une réponse diplomatique et sécuritaire coordonnée, les autorités émiriennes ont indiqué que des infrastructures civiles et des actifs maritimes avaient été visés, exacerbant les tensions déjà élevées dans la région du Golfe et le détroit d’Ormuz.
Sites civils et actifs maritimes ciblés
Selon les déclarations officielles, les attaques ont impliqué des missiles et des systèmes aériens sans pilote dirigés contre des sites civils et des infrastructures maritimes stratégiques.
Parmi les incidents cités figure une attaque ayant blessé trois ressortissants indiens sur un site civil aux Émirats. Les autorités ont également confirmé qu’un drone avait ciblé un navire exploité par Abu Dhabi National Oil Company alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, l’un des points de passage maritimes les plus stratégiques pour le commerce mondial de l’énergie.
Le gouvernement émirien a qualifié ces attaques de menace directe pour la stabilité régionale, le transport maritime international et la sécurité des civils.
Invocation du droit international et de la résolution 2817
Dans sa position officielle, les Émirats ont affirmé que ces attaques constituaient une « violation flagrante » de la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée le 11 mars 2026.
Cette résolution a condamné les attaques de missiles et de drones contre les États du Conseil de coopération du Golfe, y compris les Émirats et la Jordanie, et a réaffirmé le principe de la liberté de navigation dans les eaux internationales.
Les responsables émiriens ont estimé que les derniers incidents constituent une violation de la Charte des Nations unies et du droit maritime international, notamment en ce qui concerne la protection des routes commerciales dans le détroit d’Ormuz.
Le ministère des Affaires étrangères a également déclaré que les Émirats se réservent le « droit plein et légitime de répondre » afin de protéger leur souveraineté, leur intégrité territoriale et la sécurité des résidents et des visiteurs internationaux.
Tensions régionales croissantes
Ces développements interviennent dans un contexte d’opérations de sécurité maritime régionales liées à une initiative multinationale visant à protéger les routes commerciales et à dissuader les attaques contre les navires civils dans les eaux du Golfe.
Bien que les autorités iraniennes n’aient pas encore répondu publiquement aux accusations, celles-ci devraient intensifier les tensions diplomatiques entre l’Iran et les États du Golfe déjà préoccupés par l’escalade des activités militaires à proximité des corridors énergétiques critiques.
Les analystes de sécurité soulignent que toute perturbation prolongée dans le détroit d’Ormuz pourrait avoir des répercussions importantes sur les marchés pétroliers mondiaux et les opérations de transport maritime international, étant donné qu’une part importante des exportations mondiales de pétrole transitent chaque jour par cette voie étroite.
Attention internationale attendue
La situation devrait faire l’objet d’un examen international accru dans les prochains jours, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies, où les États membres pourraient demander des consultations d’urgence sur la sécurité régionale et les risques liés à la navigation maritime.
Entre-temps, le gouvernement émirien a appelé la communauté internationale à maintenir la pression contre les actions menaçant les infrastructures civiles et la liberté de navigation.
Les autorités ont également exhorté les observateurs et les médias à se fier aux mises à jour vérifiées provenant du ministère des Affaires étrangères des Émirats, de WAM et des organismes internationaux compétents pour suivre l’évolution de la crise.







