Le gouvernement tchadien a décrété trois jours de deuil national après deux attaques meurtrières menées par des combattants liés à Boko Haram dans la région du lac Tchad, faisant des dizaines de morts parmi les soldats, dont des officiers supérieurs.
Selon un décret présidentiel, la période de deuil a débuté le 6 mai et se poursuivra jusqu’au 9 mai, en hommage aux soldats tombés lors des opérations militaires dans le bassin du lac Tchad.
Le décret prévoit la mise en berne des drapeaux, la suspension des activités festives et une programmation médiatique limitée à des contenus religieux.
Cette décision fait suite à deux incidents sécuritaires distincts confirmés par les autorités.
La première attaque, le 4 mai, a visé une position militaire sur une île, causant la mort de 23 soldats et faisant 26 blessés. Une contre-offensive a été menée.
La seconde attaque, le 6 mai, a ciblé des patrouilles fluviales, avec la mort confirmée de deux généraux.
Ces attaques marquent une escalade majeure de la violence dans la région.
Le président Mahamat Idriss Deby Itno a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les opérations militaires.
Les attaques surviennent malgré des déclarations antérieures sur l’affaiblissement des groupes armés.
Les groupes ciblent de plus en plus les positions militaires.
Le terrain reste favorable aux groupes armés.
Ces événements pourraient renforcer la coopération régionale.
Le pays poursuit ses opérations sécuritaires pendant la période de deuil.







