Six mois après le cessez-le-feu d’octobre 2025, la situation humanitaire dans la bande de Gaza reste critique, marquée par des pertes civiles continues, des destructions massives d’infrastructures et de fortes restrictions sur les services essentiels, selon les rapports du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et d’autres agences internationales.
Victimes persistantes malgré le cessez-le-feu
Selon les données du HCDH et du ministère de la Santé à Gaza, au moins 738 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre 2025.
En avril 2026, au moins 32 décès supplémentaires ont été signalés. Le Haut-Commissaire a évoqué un « schéma incessant de violences », touchant des civils dans des habitations, des abris, des hôpitaux et lors de déplacements.
Système humanitaire sous pression
Des organisations comme le Programme alimentaire mondial, l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF indiquent que le cessez-le-feu n’a pas permis d’amélioration significative.
Au moins 589 travailleurs humanitaires ont été tués depuis octobre 2023. Les journalistes sont également exposés à des risques élevés.
Effondrement des services essentiels
L’accès aux services de base reste extrêmement limité. Les dommages aux infrastructures électriques ont réduit l’accès à l’eau potable pour environ 500 000 personnes.
Le système de santé est proche de l’effondrement, avec un manque critique de matériel et des retards dans l’acheminement des équipements médicaux spécialisés.
Violences en Cisjordanie
En parallèle, la violence augmente en Cisjordanie, avec une hausse des attaques de colons, incluant agressions, destructions et intimidations.
Les déplacements forcés se multiplient, aggravant la crise.
Perspectives
Les agences humanitaires avertissent que la situation pourrait empirer sans amélioration de l’accès et de la protection des civils.
La fragilité du cessez-le-feu souligne la nécessité d’un engagement l’international pour éviter une détérioration supplémentaire.







