Le groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin a revendiqué des attaques contre des positions de l’armée malienne, tandis que des vidéos distinctes montrent des chefs tribaux touaregs influents annonçant leur soutien au Front de libération de l’Azawad à Kidal, illustrant un repositionnement des alliances sur le terrain.
Dans un communiqué militaire, le groupe affirme que ses combattants ont mené des attaques “ce matin” contre plusieurs positions militaires, aboutissant à la prise totale de la caserne de Hombori dans la région de Douentza, ainsi qu’au contrôle de deux postes de contrôle dans les localités de Fana et Kassela, près de Bamako.
Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Parallèlement, des images en provenance de Kidal montrent un rassemblement de chefs tribaux touaregs annonçant leur soutien au Front de libération de l’Azawad.
L’une des vidéos montre Salem Ag Inbassa, se présentant comme chef de la tribu Imaklalan et président de la Coordination des tribus Imghad à Kidal, entouré de notables et de responsables militaires.
Il a déclaré que la décision de rejoindre le Front avait été prise “en toute conviction” et constituait une décision collective des chefs tribaux, appelant les autres tribus à les rejoindre.
Une autre séquence montre Ahkook Ag Al-Maghmar, chef de la tribu Imghad Arghanayn, confirmant l’adhésion de sa tribu et soulignant sa volonté de soutenir le Front.
Ces évolutions interviennent dans un contexte de transformations rapides dans le nord du Mali, marquées par des signes croissants de coordination entre groupes armés, suscitant des interrogations sur les nouveaux équilibres de pouvoir dans la région.







