Une série d’attaques maritimes dans le Golfe a gravement perturbé le transport mondial d’énergie après que plusieurs navires ont été frappés par des drones de surface explosifs et des projectiles au cours des dernières quarante-huit heures.
Des responsables de la sécurité maritime et des autorités portuaires indiquent que ces incidents coordonnés ont paralysé une grande partie du trafic maritime près des terminaux pétroliers du sud de l’Irak et ont considérablement accru les risques pour la navigation dans le Golfe.
Selon les autorités portuaires irakiennes, deux pétroliers, Safesea Vishnu battant pavillon des îles Marshall et Zefyros enregistré à Malte, ont été frappés par des drones maritimes chargés d’explosifs alors qu’ils opéraient dans les eaux territoriales irakiennes près de Bassora.
Les attaques ont causé la mort d’un membre d’équipage tandis que les équipes d’urgence des services portuaires irakiens ont secouru trente-huit marins.
Les deux navires restent en flammes et les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent sur le site.
Le directeur général de la Société générale des ports d’Irak a confirmé que toutes les opérations d’exportation de pétrole à partir des terminaux irakiens ont été suspendues pour une durée indéterminée à la suite des attaques.
L’organisme irakien chargé de la commercialisation du pétrole a averti que ces frappes représentent une menace directe pour la sécurité économique du pays, qui dépend fortement des exportations maritimes de pétrole depuis ses terminaux du sud.
La crise s’est aggravée avec la montée des tensions navales dans le détroit d’Hormuz, l’une des routes maritimes les plus importantes pour le transport mondial de pétrole.
Des rapports de renseignement indiquent que des forces iraniennes ont déployé un nombre limité de mines navales dans le détroit. Bien que leur nombre soit estimé à moins de dix, leur découverte a suffi à provoquer une vive inquiétude parmi les opérateurs maritimes et les assureurs.
Les forces américaines ont déclaré avoir détruit seize embarcations iraniennes soupçonnées de préparer le déploiement de mines supplémentaires afin d’éviter une perturbation plus large du trafic maritime.
Malgré la pression des compagnies de transport maritime, la marine américaine a refusé d’organiser des escortes navales régulières pour les navires commerciaux, invoquant les risques d’attaques massives par missiles et drones.
Les rapports de sécurité maritime indiquent également que quatre autres navires ont été frappés au cours de la même période, montrant l’élargissement de la zone d’attaque dans les routes maritimes du Golfe.
Parmi les incidents, le vraquier thaïlandais Mayuree Naree a été touché par des projectiles dans le détroit d’Hormuz, trois membres d’équipage étant portés disparus et probablement coincés dans la salle des machines.
Le navire ONE Majesty, exploité par une compagnie japonaise, a subi des dommages mineurs à sa coque au nord-ouest de Ras Al-Khaimah.
Le navire Star Gwyneth, battant pavillon des îles Marshall, a été frappé dans une cale alors qu’il était ancré au nord-ouest de Dubaï sans faire de blessés.
Un autre porte-conteneurs a également été touché près du port de Jebel Ali, provoquant un incendie limité qui a été rapidement maîtrisé.
Ces attaques ont provoqué un choc sur les marchés mondiaux de l’énergie.
Les prix du pétrole ont dépassé les cent dollars le baril, les marchés réagissant à la perturbation soudaine du transport maritime dans le Golfe.
Par mesure de précaution, les autorités d’Oman ont ordonné aux navires d’évacuer le terminal pétrolier de Mina Al Fahal, situé à l’extérieur du détroit d’Hormuz, en raison de l’élargissement de la zone de risque.
Par ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie a approuvé la libération de quatre cents millions de barils provenant des réserves stratégiques, dans ce qui constitue la plus grande intervention d’urgence coordonnée de son histoire.
Les analystes énergétiques avertissent que la poursuite des attaques ou une fermeture prolongée du détroit d’Hormuz pourrait provoquer la plus grave perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole depuis la guerre du Golfe du début des années 1990.
Avec l’arrêt des exportations irakiennes, l’explosion des coûts d’assurance maritime et l’évitement du détroit par les navires commerciaux, le trafic maritime dans le Golfe a fortement chuté.
Les experts en sécurité estiment que la situation actuelle représente la perturbation la plus grave du transport maritime dans le Golfe depuis des décennies et pourrait évoluer vers une confrontation navale régionale plus large.







