Le parti d’opposition Chadema en Tanzanie a affirmé que des centaines de personnes ont été tuées lors des manifestations massives qui ont éclaté après les élections contestées. Le Secrétaire général des Nations unies a appelé à une enquête indépendante sur les allégations d’usage excessif de la force par les forces de sécurité.
Selon John Kituka, porte-parole du Chadema — parti interdit de participer au scrutin et dont le chef est détenu pour trahison — le parti a documenté environ 700 décès depuis le début des protestations mercredi dernier. Les manifestations se poursuivent dans plusieurs villes malgré un dispositif sécuritaire renforcé.
De son côté, le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Mahmoud Thabit Kombo, a qualifié ces chiffres de “fortement exagérés”, affirmant qu’il ne s’agissait que de “quelques incidents isolés”, et niant tout usage disproportionné de la force par les autorités.
Les manifestations ont éclaté après l’exclusion des principaux rivaux de la présidente Samia Suluhu Hassan, un geste perçu comme une répression politique de grande ampleur. Des témoins ont rapporté que la police avait eu recours à des gaz lacrymogènes et à des tirs à balles réelles pour disperser les foules.







