Les autorités tanzaniennes ont inculpé pour trahison au moins 240 personnes, soupçonnées d’avoir participé aux manifestations violentes qui ont éclaté la semaine dernière à la suite des élections présidentielle et législatives.
Selon les documents judiciaires, les accusés sont poursuivis pour avoir planifié de perturber les élections générales prévues en 2025, dans le but d’“intimider le pouvoir exécutif” et de détruire des biens publics.
Parmi les inculpés figure une femme d’affaires accusée d’avoir encouragé la population à acheter des masques à gaz auprès de sa société durant les troubles, ainsi que plusieurs influenceurs actifs sur les réseaux sociaux.
L’audience a été reportée au 19 novembre, les prévenus risquant la peine de mort, bien que ce type de condamnation soit souvent commué en prison à perpétuité en Tanzanie.
Des dirigeants religieux ont mis en garde contre une aggravation des tensions politiques, appelant le gouvernement à privilégier la réconciliation nationale.
Un avocat de la défense a par ailleurs indiqué que la majorité des inculpés ne disposent pas de représentation légale et ne sont pas des figures publiques.
Ces développements surviennent alors que le pays reste plongé dans un débat intense sur la crédibilité du scrutin, qui a vu la présidente Samia Suluhu Hassan réélue avec 98 % des voix, un résultat que les observateurs de l’Union africaine ont jugé non conforme aux standards démocratiques, accusation fermement rejetée par le gouvernement.







