Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, a présenté sa démission de manière inattendue, à la veille d’une séance parlementaire qui devait examiner sa destitution pour « gestion financière non transparente ».
Les médias officiels ont confirmé l’information, précisant que Kamerhe a remis sa lettre de démission à la Conférence des présidents des groupes parlementaires.
Selon plusieurs rapports, des divergences avec le président Félix Tshisekedi, notamment sur la gestion de la crise sécuritaire à l’Est du pays, seraient à l’origine de cette décision.
Depuis New York, le président Tshisekedi a qualifié la démission d’« affaire interne » du Parlement, ajoutant que Kamerhe restait « un allié et un frère ».
Figure politique de premier plan, Kamerhe avait déjà présidé le Parlement entre 2006 et 2009, avant d’être condamné en 2020 à 20 ans de prison pour détournement de fonds, puis acquitté en 2022. Il était revenu au gouvernement comme ministre de l’Économie, puis président de l’Assemblée nationale.
Cette démission survient alors que grandit la controverse sur une éventuelle candidature de Tshisekedi à un troisième mandat, ouvrant une nouvelle phase d’incertitude politique dans le pays.







