Des organisations de défense des droits humains ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO contre le Ghana au nom de personnes expulsées des États-Unis dans le cadre de la politique migratoire mise en œuvre par l’administration du président Donald Trump.
Dans un communiqué, les organisations indiquent que la plainte a été déposée au nom de 27 personnes expulsées, accusant le Ghana d’avoir porté atteinte à leurs droits en les accueillant en vertu d’un accord conclu avec les autorités américaines.
Selon la requête, au moins 60 personnes ont été transférées vers le Ghana depuis septembre 2025 dans le cadre d’une politique que l’administration Trump présentait comme destinée à lutter contre l’immigration irrégulière et à renforcer la sécurité des frontières.
Les organisations affirment que les personnes expulsées avaient informé les autorités qu’elles bénéficiaient d’une protection juridique aux États-Unis. Toutefois, la plupart auraient été renvoyées peu après leur arrivée au Ghana vers des pays qu’elles avaient déjà fuis, tandis que d’autres sont restées bloquées dans des pays tiers sans moyens de poursuivre leur voyage.
L’avocate Beatrice Njeri, qui représente les plaignants, a indiqué que cette procédure vise également à dissuader d’autres États membres de la CEDEAO de conclure des accords similaires avec l’administration américaine. Les requérants réclament une indemnisation d’au moins 100 000 dollars pour chaque personne expulsée accueillie par le Ghana.
Les organisations demandent enfin au Ghana de rendre public le contenu de son accord avec les États-Unis et de suspendre l’accueil de nouveaux expulsés dans le cadre de ce dispositif.






