Human Rights Watch a accusé les parties au conflit au Mali d’avoir commis de graves violations des droits des civils depuis les attaques coordonnées du 25 avril, mettant en cause le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), l’armée malienne et ses alliés russes de l’Africa Corps.
Dans un rapport publié lundi, l’organisation affirme que le JNIM a imposé des blocus à des populations civiles, incendié plus de 40 véhicules civils en route vers Bamako, exécuté un civil dans la région de Tombouctou et attaqué des camions-citernes, provoquant des pénuries de carburant, des coupures d’électricité et de fortes perturbations de la vie quotidienne.
Le rapport indique également que l’armée malienne et ses partenaires russes ont intensifié leurs opérations militaires après les attaques du 25 avril. Selon Human Rights Watch, ces opérations ont visé des communautés peules dans le centre du pays et auraient fait des dizaines de victimes civiles, dont des enfants. L’organisation affirme aussi que des frappes de drones ont causé la mort de civils.
À Gao et Kidal, les affrontements ont fait au moins 13 morts et 25 blessés parmi les civils, selon un bilan provisoire cité dans le rapport, qui souligne toutefois qu’aucun bilan officiel complet des attaques du 25 avril n’a été publié.
Human Rights Watch précise avoir donné au ministère malien de la Justice la possibilité de répondre aux conclusions du rapport avant sa publication, sans obtenir de réponse. L’organisation appelle les Nations unies et l’Union africaine à soutenir des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et de poursuivre les auteurs des violations graves.






