Des sources ont indiqué à African Perceptions que 22 détenus libyens ont été libérés au Niger, parmi lesquels figure le lieutenant Bahar al-Din Midoun, originaire de la tribu libyenne des Ouled Slimane.
Selon ces sources, cette libération est le résultat d’une médiation conduite par le responsable touareg Akli Shaka, connu pour son vaste réseau de relations avec des responsables politiques et des chefs tribaux à travers le Sahel et l’Afrique du Nord. Plusieurs médias occidentaux le surnomment « la boîte noire du Sahara » en raison de son implication dans plusieurs médiations régionales sensibles.
Les mêmes sources affirment que le Gouvernement d’unité nationale libyen a apporté un soutien important aux efforts de médiation. Elles précisent que le ministère libyen de la Défense, représenté par Abdul Salam Al-Zoubi, est parvenu à un accord avec les autorités nigériennes comprenant un renforcement de la coopération sécuritaire et militaire, ainsi qu’une assistance économique, en contrepartie de la libération des détenus.
Une source très bien informée, proche du dossier à Tripoli, a indiqué à African Perceptions que le lieutenant Bahar al-Din Midoun, l’un des commandants des révolutionnaires de Sebha et membre de la tribu des Ouled Slimane, ne se trouvait pas au Niger dans le cadre d’une mission militaire officielle. Il faisait partie d’un groupe de 21 Libyens, composé en majorité de militaires ou d’anciens combattants, dont un grand nombre de Touaregs ou de Libyens d’origine touarègue, ainsi que de membres de la tribu des Mahamid, d’autres des Ouled Slimane, d’un ressortissant de Misrata et d’un autre de Zawiya, dans l’ouest de la Libye.

Selon cette source, le groupe est entré au Niger durant l’hiver dernier afin de rendre visite à des proches touaregs, sans aucune mission officielle ou militaire. Les autorités nigériennes ont ensuite découvert leur présence et les ont arrêtés. Ils sont restés détenus pendant plusieurs mois avant qu’une médiation menée par Akli Shaka, avec le soutien du Gouvernement d’unité nationale libyen, n’aboutisse à un accord permettant leur libération.
À ce stade, ni les autorités libyennes ni les autorités nigériennes n’ont confirmé officiellement les détails de cet accord.
Au cours des dernières années, Akli Shaka s’est imposé comme l’un des principaux médiateurs non officiels du Sahel grâce à ses solides relations avec des chefs tribaux ainsi qu’avec des responsables politiques et sécuritaires en Libye, au Mali, au Niger et en Algérie.







