L’Afrique est confrontée à une nouvelle flambée d’Ebola qui suscite une vive inquiétude au sein de la communauté internationale. En mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale en raison de la progression de l’épidémie.
Cette flambée se distingue des précédentes par l’implication du virus Bundibugyo, une souche rare contre laquelle aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible.
La RDC au cœur de l’épidémie
La République démocratique du Congo a enregistré 676 cas confirmés et 136 décès, principalement dans la province de l’Ituri.
Les autorités sanitaires doivent faire face à de nombreux défis, notamment l’insécurité persistante et les difficultés d’accès à certaines zones rurales, ce qui complique le suivi des contacts et les opérations de contrôle.
Des cas ont également été signalés à Kinshasa ainsi que dans plusieurs provinces de l’est du pays.
L’Ouganda sous surveillance
L’Ouganda a confirmé 19 cas, dont plusieurs liés à des transmissions transfrontalières depuis la RDC.
Deux décès ont été enregistrés, mais les autorités sanitaires ont réussi à contenir la propagation grâce à un suivi étroit des personnes exposées. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le début du mois de juin.
Une souche particulièrement préoccupante
La principale source d’inquiétude réside dans le fait que l’épidémie est causée par la souche Bundibugyo ebolavirus.
Les vaccins actuellement disponibles, notamment Ervebo, ont été développés pour lutter contre la souche Zaïre du virus Ebola et ne disposent pas encore de preuves suffisantes d’efficacité contre Bundibugyo.
Cette absence d’outils médicaux éprouvés complique considérablement la réponse sanitaire.
Une mobilisation internationale
L’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont lancé un plan de réponse conjoint visant à renforcer la surveillance, les capacités de laboratoire et les interventions d’urgence jusqu’à la fin de l’année 2026.
Des groupes d’experts étudient également plusieurs vaccins et traitements expérimentaux susceptibles d’être testés dans les zones touchées.
L’Union européenne a, de son côté, déployé des spécialistes pour soutenir les opérations de surveillance épidémiologique.
Quel risque pour le reste du monde ?
Selon l’OMS, le risque mondial demeure faible malgré la gravité de la situation en Afrique centrale.
Le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne, mais par contact direct avec les fluides corporels d’une personne symptomatique.
Toutefois, les conflits armés, les déplacements de population et les difficultés d’accès aux zones affectées pourraient prolonger l’épidémie et compliquer son contrôle dans les mois à venir.







