Des manifestants se sont rassemblés jeudi 21 mai 2026 devant l’ambassade de Mauritanie à Bamako, dénonçant ce qu’ils ont qualifié de soutien de la Mauritanie aux groupes armés actifs dans le nord du Mali.
Les manifestants ont accusé les autorités mauritaniennes de ne pas empêcher des combattants maliens d’utiliser le territoire mauritanien, estimant que cela contribue à l’aggravation de la crise sécuritaire au Mali.
Les participants ont scandé des slogans hostiles à Nouakchott dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays voisins, marqué par la détérioration de la situation sécuritaire dans le Sahel et la multiplication des attaques contre les routes commerciales menant à Bamako.
Des informations ont également fait état de menaces inquiétantes proférées durant les manifestations, certains protestataires déclarant que « pour chaque camion malien incendié, des commerces mauritaniens au Mali pourraient être incendiés ou fermés ».
Ces déclarations interviennent après une série d’attaques visant des camions maliens et étrangers sur les axes commerciaux régionaux, alors que les groupes armés affiliés à Al Qaïda intensifient leurs activités dans le nord et le centre du Mali.
Aucune réaction officielle des autorités mauritaniennes ou maliennes n’avait encore été publiée concernant les déclarations faites pendant les manifestations.
Des observateurs estiment que l’escalade du discours populaire entre les deux pays pourrait accentuer des tensions régionales déjà sensibles, notamment en raison des liens économiques et commerciaux étroits entre les États du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.







