Le Front de libération de l’Azawad a accusé les autorités militaires maliennes d’avoir utilisé des armes à sous-munitions lors de frappes aériennes visant des zones civiles dans le nord du Mali, qualifiant ces actes de « violation grave » du droit international humanitaire et des conventions internationales interdisant ce type d’armes.
Dans un communiqué publié par son bureau exécutif le 18 mai 2026, le mouvement affirme que les frappes aériennes menées dans les régions de Tombouctou et Kidal depuis le début du mois de mai montrent un usage « clair et répété » d’armes à sous-munitions par les forces maliennes et leurs alliés russes associés à ce qu’il appelle le « Corps africain ».
Le communiqué rappelle que le Mali a signé la Déclaration de Wellington de 2008 et ratifié la Convention d’Oslo interdisant la fabrication, le stockage et l’utilisation des armes à sous-munitions, entrée en vigueur en août 2010. Selon le mouvement, toute utilisation de ces armes constituerait une violation des engagements internationaux du Mali.
Le Front de libération de l’Azawad a appelé à une « action internationale urgente » pour mettre fin à ce qu’il décrit comme des violations, accusant les autorités militaires de Bamako d’utiliser des armes aux effets indiscriminés et dévastateurs sur les civils.
Le communiqué ajoute que les armes à sous-munitions laissent derrière elles des explosifs non détonés qui deviennent de fait des mines terrestres, continuant de menacer les civils, notamment les enfants, même après la fin des frappes.
Le mouvement affirme également avoir collecté, avec l’aide d’habitants locaux, des restes d’explosifs et des munitions non explosées qu’il présente comme des preuves de l’utilisation d’armes interdites au niveau international.
Aucune réaction officielle des autorités maliennes n’avait encore été publiée concernant les accusations contenues dans le communiqué.







