La Haute Cour d’Ouganda a condamné Christopher Okello Onyum à la peine de mort par pendaison pour le meurtre de quatre jeunes enfants dans une crèche à Kampala, à l’issue d’un procès accéléré après l’un des crimes les plus choquants du pays.
La juge Alice Komuhangi Khauka a rejeté la défense fondée sur l’irresponsabilité mentale, estimant que les faits étaient prémédités.
Elle a déclaré que “la manière précise dont les meurtres ont été commis démontre que l’accusé était pleinement conscient de ses actes”, ajoutant qu’il n’a montré aucun remords ni présenté d’excuses aux familles.
Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur en Ouganda, elle est rarement appliquée. La dernière exécution remonte à 2005. Le condamné dispose de 14 jours pour faire appel.
Détails de l’attaque
L’attaque s’est produite dans une crèche du quartier de Ggaba, où le suspect aurait pénétré en se faisant passer pour un parent avant de verrouiller le portail et d’attaquer les enfants.
Les victimes étaient âgées de 15 mois à deux ans et demi.
Un agent de sécurité voisin est intervenu pour mettre fin à l’attaque, tandis que la police a tiré des coups de sommation pour disperser une foule en colère.
Accusation et défense
Selon l’accusation, le suspect, possédant la double nationalité ougandaise et américaine, a reconnu avoir agi dans le but d’obtenir de la richesse par un “sacrifice humain”, avant de plaider non coupable.
Le tribunal s’est appuyé sur des témoignages, des preuves médico-légales et le comportement de l’accusé pour établir la préméditation.
La défense a invoqué une instabilité mentale, rejetée par la cour après examen des expertises psychiatriques.
Réaction nationale
Le crime a suscité une vive émotion à travers le pays, avec des appels à renforcer la sécurité dans les établissements pour enfants.
Les autorités ont également mis en garde contre la justice populaire.
L’affaire reste largement suivie alors que le pays fait face aux conséquences de cette tragédie.







