Le secteur de l’aviation intérieure au Nigeria a échappé de justesse à une paralysie nationale après une intervention urgente des autorités fédérales, permettant aux compagnies de poursuivre leurs activités malgré la forte hausse des prix du carburant aérien.
Des transporteurs tels qu’Air Peace, Max Air et Rano Air ont maintenu leurs vols, malgré les menaces de suspension émises par l’Association des opérateurs aériens du Nigeria.
Mesures d’urgence
La crise a été désamorcée à la suite de négociations de haut niveau impliquant le ministère de l’Aviation et l’autorité de régulation pétrolière.
Le gouvernement a ordonné aux distributeurs de carburant d’accorder un crédit de 30 jours aux compagnies et de mettre en place des approvisionnements directs, en contournant les intermédiaires accusés de gonfler les prix.
Ces mesures visent à stabiliser les opérations à court terme.
Prix du carburant en forte hausse
Les prix du Jet A1 oscillent entre 1 760 et 2 037 nairas par litre. Le coût de ravitaillement d’un vol domestique peut dépasser 7,6 millions de nairas, mettant les compagnies sous pression.
Le carburant représente désormais la part principale des coûts d’exploitation.
Pressions internationales
La hausse est liée aux marchés mondiaux, le Brent dépassant 126 dollars le baril. Les tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d’Ormuz, aggravent la situation.
Impact limité du raffinage local
Malgré l’augmentation de la production locale, notamment par la raffinerie Dangote, les exportations réduisent l’offre disponible sur le marché intérieur.
Secteur stratégique sous pression
Le transport aérien reste essentiel en raison des risques sécuritaires sur les routes. Toute perturbation prolongée pourrait affecter l’économie nationale.
Surveillance et perspectives
Les autorités surveillent l’application des mesures, face aux risques de contournement.
La situation reste incertaine, et la stabilité du secteur dépendra de réformes structurelles durables.







