Djibouti, 11 avril 2026 — Le président sortant Ismaïl Omar Guelleh a été réélu pour un sixième mandat consécutif à l’issue de l’élection présidentielle du 10 avril, selon les résultats provisoires publiés par le ministère de l’Intérieur.
Les chiffres officiels indiquent que Guelleh a obtenu 97,81 % des voix, contre 2,19 % pour son unique adversaire du Centre démocratique unifié. Le taux de participation a atteint environ 80,4 %, malgré une compétition limitée.
Âgé de 78 ans, Guelleh dirige le pays depuis 1999, après avoir succédé au président fondateur Hassan Gouled Aptidon. Cette victoire prolonge un règne de près de trois décennies, faisant de lui l’un des dirigeants les plus anciens du continent africain.
Le scrutin intervient après une modification constitutionnelle controversée en 2025, qui a supprimé la limite d’âge de 75 ans pour la présidence, permettant à Guelleh de se représenter. Cette réforme a suscité des critiques de la part de l’opposition et de la société civile.
Le climat politique a été marqué par des tensions, plusieurs partis d’opposition ayant boycotté le vote, dénonçant des restrictions aux libertés politiques, un accès limité aux médias et un manque d’équité. Les autorités ont rejeté ces accusations, affirmant que le processus électoral s’est déroulé de manière transparente et conforme à la loi.
La position stratégique de Djibouti continue d’attirer l’attention internationale. Situé à l’entrée sud de la mer Rouge, le pays constitue un hub maritime et logistique majeur. Il accueille des bases militaires de plusieurs puissances, dont les États-Unis, la Chine, la France et le Japon, et représente un corridor commercial essentiel pour l’Éthiopie.
Si les résultats confirment la reconduction de Guelleh, les implications politiques du scrutin, notamment en matière de pluralisme et de gouvernance, devraient rester sous étroite surveillance au niveau régional et international.







