Le parlement du Cameroun a adopté une révision constitutionnelle majeure réintroduisant le poste de vice président marquant un changement important dans le système de succession présidentielle.
La décision a été prise lors d’une session conjointe à Yaoundé avec l’approbation de l’Assemblée nationale et du Sénat établissant une ligne de succession claire et automatique afin d’assurer la continuité du pouvoir exécutif.
Selon le nouveau cadre le vice président assumera immédiatement la fonction présidentielle en cas de décès de démission ou d’incapacité permanente du président et achèvera le reste du mandat de sept ans.
Le texte précise que le vice président sera nommé et révoqué exclusivement par le président contrairement aux systèmes fondés sur une élection directe.
Il impose également des restrictions interdisant au vice président devenu chef de l’État de se présenter à l’élection التالية et d’engager des révisions constitutionnelles pendant son mandat intérimaire.
Le poste de premier ministre est maintenu tandis que le vice président devient la deuxième autorité de l’État dans la hiérarchie institutionnelle.
La réforme remplace l’ancien dispositif selon lequel le président du Sénat assurait l’intérim pendant cent vingt jours avant l’organisation d’une élection supprimant ainsi la nécessité d’un scrutin anticipé et renforçant la continuité institutionnelle.
Cette évolution intervient dans un contexte de débats sur la succession du président Paul Biya âgé de quatre vingt treize ans et parmi les dirigeants les plus anciens au pouvoir.
Les partisans considèrent la réforme comme essentielle pour garantir la stabilité politique بينما تنتقدها المعارضة وعلى رأسها الجبهة الديمقراطية الاجتماعية معتبرة أنها تعزز السلطة التنفيذية دون استشارة كافية.
Le texte a été adopté par deux cents voix contre dix huit reflétant un soutien important malgré une opposition limitée.
La fonction de vice président existait après la réunification en mille neuf cent soixante et un avant d’être supprimée en mille neuf cent soixante douze après un référendum constitutionnel.
La révision a été transmise au président qui dispose de quinze jours pour la promulguer après quoi elle entrera en vigueur dans la constitution.
Cette réforme devrait redéfinir le paysage politique camerounais notamment en matière de succession et d’équilibre des pouvoirs.







