Le Nigeria connaît une hausse sans précédent des prix de l’essence alimentée par les tensions au Moyen Orient et la volatilité des marchés pétroliers mondiaux accentuant la pression sur les ménages et les entreprises.
La plus grande raffinerie du pays a relevé ses prix pour la quatrième fois en un mois reflétant une forte augmentation des coûts en quelques semaines.
Au niveau des stations les prix ont atteint des niveaux record avec des écarts régionaux marqués les villes du nord enregistrant les tarifs les plus élevés.
Les analystes attribuent cette hausse aux perturbations des routes d’approvisionnement mondiales notamment dans les principaux corridors maritimes ce qui a fait grimper les prix du brut.
La dépendance du Nigeria aux prix internationaux entraîne une transmission rapide des chocs extérieurs aux marchés locaux malgré les capacités de raffinage nationales.
La dérégulation du secteur a amplifié ce phénomène permettant aux prix de s’ajuster presque instantanément aux variations mondiales.
Les effets se font déjà sentir avec une forte hausse des coûts de transport et une pression accrue sur les entreprises dépendantes des générateurs.
Les économistes avertissent qu’une inflation énergétique prolongée pourrait affaiblir le pouvoir d’achat perturber les chaînes d’approvisionnement et ralentir la croissance.
Le gouvernement exclut un retour aux subventions généralisées privilégiant des mesures ciblées pour soutenir les populations vulnérables.
Cette position est contestée par les syndicats et la société civile qui réclament des mesures urgentes.
Les experts préviennent que les prix pourraient continuer d’augmenter si les tensions internationales persistent exposant l’économie à une volatilité durable.







