L’Union européenne a annoncé le retrait de six pays africains, dont l’Afrique du Sud, de sa liste des juridictions classées « à haut risque » en matière financière, après leur inscription en 2023 sur la « liste grise » du Groupe d’action financière.
La décision fait suite à l’évaluation des réformes mises en œuvre par l’Afrique du Sud pour renforcer les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, une démarche considérée comme une reconnaissance internationale des efforts engagés par Pretoria.
La mesure ne concerne pas uniquement l’Afrique du Sud. Le Burkina Faso, le Mali, le Mozambique, le Nigeria et la Tanzanie ont également été retirés de la liste après avoir amélioré leurs cadres réglementaires au cours de l’année 2025, leur permettant de sortir du régime de surveillance renforcée.
Selon les analystes, cette décision devrait améliorer l’attractivité des pays concernés pour les investisseurs étrangers, après des années de contraintes liées aux listes de risques financiers.
Elle devrait également faciliter les échanges commerciaux et les flux financiers avec l’Union européenne, l’un des principaux partenaires commerciaux du continent africain, tout en soutenant la croissance économique et les investissements dans la région.
Contexte élargi
L’inscription sur des listes de risques financiers limite l’accès des pays aux services bancaires internationaux et entraîne un contrôle accru des transactions, ce qui pèse sur l’activité économique. À l’inverse, la sortie de ces listes est perçue comme un gage de confiance dans les réformes entreprises.
La décision européenne intervient après le retrait de ces mêmes pays des listes du Groupe d’action financière et des autorités britanniques en octobre 2025, illustrant un consensus international croissant sur la reconnaissance de leurs efforts de réforme.







