Les inondations qui frappent l’Afrique du Sud figurent parmi les catastrophes naturelles les plus dangereuses qu’ait connues le pays ces dernières années, poussant le gouvernement à déclarer l’état de catastrophe nationale alors que de fortes pluies ont causé d’importantes pertes humaines et matérielles.
Cadre juridique et intervention d’ampleur
Le président sud-africain a déclaré l’état de catastrophe nationale afin de faciliter l’allocation de budgets d’urgence et de permettre l’intervention de l’armée et des services de secours sans contraintes administratives. La crise se concentre principalement dans le nord-est du pays, notamment dans les provinces du Limpopo et du Mpumalanga, ainsi que dans certaines parties du KwaZulu-Natal.
Bilan humain et dégâts
Des rapports officiels confirment qu’au moins 37 personnes ont trouvé la mort en Afrique du Sud jusqu’à dimanche soir, tandis que des dizaines d’autres sont toujours portées disparues après avoir été emportées par les eaux.
Le parc national Kruger a connu la plus grande évacuation touristique de son histoire, des hélicoptères militaires ayant secouru plus de 200 touristes et employés après le débordement des rivières à l’intérieur du parc et la coupure des routes principales.
Les inondations ont également provoqué l’effondrement de plus de 12 ponts vitaux et la destruction de centaines de maisons, en particulier dans les zones rurales construites en terre.
Causes scientifiques et climatiques
Les experts météorologiques attribuent la crise à la persistance du phénomène La Niña, qui a entraîné une saison des pluies supérieure à la moyenne, saturant les sols et les empêchant d’absorber davantage d’eau.
Des rapports scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ont également établi un lien entre la gravité des crues soudaines et la hausse des températures de l’océan Indien voisin.
Répercussions régionales
L’Afrique du Sud n’est pas la seule touchée, les pays voisins étant affectés par le même système météorologique. Au Mozambique, les autorités ont signalé 103 morts à la suite de crues de rivières communes avec l’Afrique du Sud, tandis que le Zimbabwe a annoncé 70 décès et de vastes destructions de cultures agricoles.
Alertes et recommandations
Les autorités ont mis en garde les habitants et les voyageurs contre l’utilisation des routes montagneuses, notamment dans la province du Mpumalanga, en raison du risque élevé de glissements de terrain. Elles ont également recommandé de ne pas consommer l’eau du robinet dans les zones touchées sans l’avoir fait bouillir, en raison d’un risque de contamination par les eaux usées.







