L’armée nigériane a annoncé lundi avoir libéré 18 passagers, dont deux nourrissons, enlevés par des pirates présumés le long de la frontière maritime entre le Nigeria et le Cameroun.
L’incident s’est produit dimanche lorsqu’un bateau de transport reliant le Nigeria au Cameroun a été intercepté près du port de pêche de Kombo, sur la côte camerounaise, selon un communiqué militaire. Les assaillants se sont approchés à l’aide de deux vedettes rapides et d’une pirogue avant d’enlever les passagers.
Les soldats de la 13e brigade de l’armée, déployés à la base opérationnelle avancée d’Ikang, dans l’État de Cross River, ont reçu une alerte et poursuivi les pirates dans les voies navigables. Un échange de tirs a suivi, provoquant le chavirement de l’une des vedettes des assaillants.
Sous la pression militaire, les pirates ont abandonné les otages et pris la fuite vers des criques et des zones boisées. Les 18 passagers ont été retrouvés sains et saufs, selon l’armée.
Le major Yemi Sokoya, porte-parole de la 13e brigade, a déclaré que l’opération résultait d’une intervention rapide et coordonnée.
Le commandant de la brigade, le général de brigade P.O. Alimikhena, a affirmé que les opérations se poursuivraient afin de sécuriser le corridor maritime Ikang–Cameroun, régulièrement ciblé par des actes de piraterie.







