L’Ouganda se rend aux urnes le 15 janvier dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué par une nette fracture générationnelle entre le président sortant Yoweri Museveni et son principal rival, l’opposant Bobi Wine.
À 81 ans, Museveni brigue un septième mandat, prolongeant un pouvoir entamé en 1986. Sa campagne, axée sur la stabilité et la continuité, s’appuie sur le NRM et sur son rôle de chef des armées. En face, Bobi Wine, 44 ans, leader de la National Unity Platform, porte un discours de renouveau, de mobilisation de la jeunesse et de contestation de la militarisation du pouvoir.
Le scrutin se déroule sous forte surveillance sécuritaire et internationale. Des observateurs de l’Union africaine, de la COMESA et de l’IGAD ont été déployés, tandis que des organisations de défense des droits humains alertent sur les restrictions visant les médias et les risques de coupure d’internet.
Le vote du 15 janvier est largement perçu comme un moment décisif pour l’avenir politique du pays.







