Les Forces armées béninoises (FAB) ont annoncé la mort d’au moins 45 combattants jihadistes présumés lors d’opérations antiterroristes menées dans le nord du Bénin entre octobre et décembre 2025, selon une note militaire interne confirmée par plusieurs agences de presse internationales, dont l’AFP.
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de l’opération Mirador, principale campagne de lutte contre l’insurrection lancée par le Bénin pour contenir l’extension de la violence jihadiste en provenance du Sahel vers ses régions frontalières du nord.
Les autorités militaires indiquent que les combattants ont été « neutralisés » lors de plusieurs affrontements survenus dans des zones de sécurité proches des frontières avec le Burkina Faso et le Niger, des régions de plus en plus exposées aux incursions armées transfrontalières.
Pression sécuritaire croissante
Le Bénin est confronté depuis plusieurs années à une menace sécuritaire croissante, à mesure que des groupes armés opérant dans le Sahel étendent leur influence vers les pays côtiers du golfe de Guinée.
L’opération Mirador repose sur une combinaison de patrouilles militaires renforcées, d’opérations de renseignement ciblées et de coopération régionale.
L’armée n’a pas communiqué de bilan concernant d’éventuelles pertes dans ses rangs ou parmi les civils, invoquant des impératifs de sécurité opérationnelle.
Enjeu régional
Cette annonce intervient dans un contexte de détérioration générale de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, où les États côtiers cherchent à empêcher la propagation des violences jihadistes au-delà du Sahel.
Aucune vérification indépendante du bilan avancé par l’armée n’était disponible dans l’immédiat.







