Les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le général Assimi Goïta (Mali), le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et le général Abdourahamane Tiani (Niger) — ont vivement dénoncé ce qu’ils qualifient de « tentatives de déstabilisation » de leurs pays, soutenues de l’extérieur, à l’issue de leur sommet tenu à Bamako.
Dans le communiqué final de la rencontre, qui a vu le passage de la présidence tournante de l’Alliance du Mali au Burkina Faso, les dirigeants ont attribué ces manœuvres à des « groupes armés » appuyés par des « acteurs extérieurs et régionaux ». Ils ont toutefois affirmé que ces tentatives avaient « échoué » face à la solidarité des trois États membres.
Les présidents ont réitéré leur engagement à « éradiquer totalement le terrorisme », tout en dénonçant ce qu’ils ont appelé le « terrorisme économique et médiatique » ainsi que la « politisation de la justice internationale », considérés comme des instruments visant la souveraineté et les ressources de leurs pays.
Sur le plan sécuritaire, ils ont salué l’efficacité de la coordination militaire conjointe et se sont félicités de l’entrée en activité effective de la nouvelle force commune de l’Alliance.
Sur le volet économique, les dirigeants ont accueilli favorablement la création d’une banque d’investissement commune et de mécanismes de financement souverains, appelant à accélérer l’intégration économique et douanière, ainsi que la libre circulation des personnes et des biens afin de favoriser une croissance bénéfique aux populations.
L’Alliance des États du Sahel, formée après le retrait de ses membres de certaines organisations régionales, a enfin réaffirmé sa volonté de développer des partenariats internationaux fondés sur le respect de la souveraineté, tout en poursuivant le dialogue avec la CEDEAO.







