Le groupe minier canadien Barrick Gold a repris le contrôle opérationnel de l’un des plus grands complexes aurifères du Mali, mettant fin à un différend qui l’opposait depuis près de deux ans aux autorités militaires du pays.
Le conflit s’était intensifié au début de l’année après la suspension des activités du groupe, consécutive à l’adoption par le gouvernement d’un nouveau code minier. Cette situation avait conduit un tribunal financier à placer la mine sous administration provisoire en juin dernier.
Le différend portait principalement sur les modalités d’application de la nouvelle législation minière. Il a été résolu le mois dernier par un accord transactionnel d’un montant de 430 millions de dollars.
Dans un développement notable, un juge malien a ordonné la semaine dernière la restitution à Barrick de trois tonnes d’or, d’une valeur estimée à près de 400 millions de dollars, saisies par les autorités au début de l’année.
La société a indiqué que la reprise de la production se fera de manière progressive, avec un accent particulier sur la formation des employés et des sous-traitants. Elle a également annoncé son intention de restructurer ses activités en recentrant ses priorités sur ses opérations en Amérique du Nord.
À la suite de cette annonce, l’action Barrick a progressé d’environ 1 % à la Bourse de Toronto, un signal interprété comme un regain de confiance des investisseurs.







