Les autorités béninoises ont annoncé le placement en détention provisoire de 31 personnes dans le cadre de l’enquête sur la tentative de coup d’État avortée visant le président Patrice Talon le 7 décembre.
Parmi les personnes interpellées figurent 30 militaires de différents grades ainsi qu’un civil. Ils sont poursuivis pour « trahison », « atteinte à la sûreté de l’État », « tentative d’assassinat » et « intelligence avec des puissances étrangères ».
Selon des sources médiatiques, certains des suspects sont accusés d’avoir participé directement aux attaques contre des sites sensibles, notamment les résidences du président, du chef d’état-major de l’armée et du directeur du cabinet militaire de la présidence, attaques qui ont coûté la vie à l’épouse de ce dernier.
Par ailleurs, les autorités ont libéré le fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi après son audition, tout en précisant qu’il pourrait être convoqué à nouveau ultérieurement.
Les services de sécurité poursuivent en outre la traque d’autres personnes impliquées, qui auraient pris la fuite à l’étranger.
Dans ce contexte, le Bénin a adressé une demande officielle aux autorités togolaises en vue de l’extradition du chef présumé du complot, le colonel Pascal Tigri, ainsi que de trois autres militaires. Les enquêteurs évoquent notamment l’existence de contacts téléphoniques entre Tigri et un numéro togolais le jour de la tentative de coup d’État.







