Le Niger a accusé la société française de combustible nucléaire Orano d’« exploitation abusive » et de crimes environnementaux, dans une nouvelle escalade du différend portant sur le contrôle des mines d’uranium du pays.
Le gouvernement nigérien a annoncé que l’entreprise pourrait faire l’objet de poursuites pénales pour « crimes de masse », après la découverte de 400 barils contenant des matières radioactives dans la zone de Madaouela.
Orano — détenue à 90 % par l’État français — a nié avoir reçu une notification officielle concernant ces procédures, affirmant qu’elle n’opère pas sur le site de Madaouela et ne dispose d’aucune licence pour y exercer.
Le ministre nigérien de la Justice a indiqué que les niveaux de radiation relevés sur le site dépassaient de plusieurs dizaines de fois les seuils de sécurité, évoquant la présence de substances dangereuses pour la santé publique.
Cette escalade intervient après la décision du Niger de nationaliser la mine d’uranium de Somair, dans laquelle Orano détenait une participation majoritaire.







