Le gouvernement nigérian a fermement rejeté la décision des États-Unis de classer le pays parmi les “États particulièrement préoccupants” concernant la liberté de religion, qualifiant cette évaluation de “fondée sur des informations erronées et trompeuses”.
Lors d’un point de presse, le secrétaire permanent du ministère nigérian des Affaires étrangères, Dunoma Umar Ahmed, a affirmé que les allégations de persécutions religieuses systématiques dans le pays “sont totalement infondées”.
Il a estimé que ce classement “porte atteinte à la nature laïque de la Constitution nigériane”.
De son côté, le ministre de l’Information, Mohammed Idris, a défendu le bilan du Nigeria dans la lutte contre le terrorisme, rappelant que le gouvernement avait neutralisé plus de 13 500 combattants et secouru plus de 11 200 otages.
Il a souligné que “le terrorisme a frappé aussi bien les chrétiens que les musulmans”.
Cette réaction survient quelques jours après que le président américain Donald Trump a réinscrit le Nigeria sur la liste des pays violant la liberté religieuse, tout en menaçant d’une action militaire si Abuja ne prenait pas des mesures fermes pour mettre fin aux violences visant les chrétiens.







