Le Cameroun a été marqué par le lancement des manifestations dites “de la ville fantôme”, un mouvement de désobéissance civile initié par le candidat présidentiel Issa Tchiroma Bakary, en réaction à la réélection contestée du président Paul Biya.
La mobilisation a varié selon les régions : un calme relatif à Douala, où l’activité commerciale est restée très réduite, tandis que la ville de Banyo (région de l’Adamaoua) a connu des affrontements violents.
À Garoua, fief natal de Bakary, la grève a été largement suivie, contrastant avec Yaoundé et le sud du pays, restés en marge du mouvement.
Selon des sources civiles, les violences auraient fait 39 morts et conduit à près de 2 000 arrestations.
Des organisations de la société civile s’efforcent actuellement de documenter les abus et de fournir une assistance juridique aux détenus, tout en dénonçant un black-out médiatique et la tenue de procès de civils devant des tribunaux militaires.







