Les électeurs tanzaniens se rendent aux urnes ce mercredi pour une élection présidentielle qui devrait accorder un nouveau mandat à la présidente Samia Suluhu Hassan, après l’exclusion des principaux partis d’opposition.
Le scrutin se déroule sans la participation du parti d’opposition “Chadema”, dont le leader est poursuivi pour trahison, tandis que la Commission électorale a également écarté le candidat du deuxième parti d’opposition, ACT-Wazalendo, laissant la compétition se limiter essentiellement au parti au pouvoir, le CCM, et à quelques petites formations politiques.
La campagne de la présidente Samia Suluhu Hassan met l’accent sur la stabilité, la continuité et l’unité nationale, tout en promettant d’achever les grands projets d’infrastructures et d’améliorer les services publics.
De leur côté, plusieurs figures de l’opposition dénoncent un processus électoral verrouillé, estimant qu’il ne laisse aucune véritable alternative aux électeurs.
La police a assuré un dispositif sécuritaire complet, tout en mettant en garde contre toute tentative de troubler l’ordre public. Le scrutin intervient dans un climat de tensions croissantes en ligne, où circulent des appels à manifester contre les violations présumées des droits civiques et les enlèvements à caractère politique.
Le CCM, au pouvoir depuis l’indépendance, domine la vie politique tanzanienne et n’a jamais perdu la présidence dans l’histoire du pays.







