L’annonce de l’instauration d’une caution électorale de 875 millions de francs guinéens (environ 100 000 dollars) pour les candidats à la présidentielle prévue en décembre prochain a suscité une vive controverse en Guinée, alors que les autorités militaires s’apprêtent à transférer le pouvoir aux civils.
Le montant, nettement supérieur à celui exigé dans la plupart des pays de la région, inquiète l’opposition et les observateurs à un moment charnière de la transition politique. Le nouveau cadre constitutionnel permet en effet au colonel Mamadi Doumbouya, auteur du coup d’État de 2021, de se présenter à la magistrature suprême.
Les analystes estiment que cette mesure risque de limiter la concurrence électorale, tandis que les autorités justifient le montant élevé par la volonté de « garantir le sérieux des candidatures ».
La caution ne sera remboursée qu’aux candidats obtenant plus de 5 % des suffrages exprimés.
Environ 50 candidats issus de partis politiques et 16 indépendants ont déjà été autorisés à concourir, tandis que le sort des principaux dirigeants de l’opposition — dont l’ancien président Alpha Condé — demeure incertain en attendant la clôture des enregistrements.







