Les autorités maliennes ont annoncé la fin de toute coopération avec la France dans la lutte contre le terrorisme et ont ordonné à cinq diplomates français de quitter le pays sous 72 heures, les déclarant « personae non gratae ».
La décision, contenue dans une note confidentielle adressée à l’ambassade de France à Bamako le 17 septembre, intervient en réponse à l’expulsion par Paris de deux officiers du renseignement malien.
Cette escalade s’inscrit dans un climat de tensions croissantes entre les deux pays, exacerbées par l’arrestation en août dernier d’un employé de l’ambassade de France à Bamako, accusé d’être un agent de renseignement impliqué dans un complot visant à déstabiliser le pays.
Le régime militaire malien, arrivé au pouvoir à la suite de deux coups d’État, avait déjà expulsé les forces françaises et s’était tourné vers la Russie pour son soutien sécuritaire.
Parallèlement, la crise s’est aggravée avec l’Algérie, qui a refusé de se soumettre à la Cour internationale de justice concernant la destruction d’un drone malien. Bamako accuse Alger de soutenir des groupes armés, durcissant ainsi le ton entre les deux voisins.







