Des hommes armés non identifiés ont exécuté 20 civils par balles près du site aurifère de « Komabangou » dans la région de Tillabéri, à l’ouest du Niger, ont rapporté samedi des sources locales.
Le massacre s’est produit jeudi dernier, lorsque les assaillants ont intercepté un véhicule de transport ramenant des habitants du marché de la ville de Mehanna. Les passagers ont été forcés de descendre ; dix-neuf hommes ont été abattus après avoir été contraints de s’allonger au sol, tandis que le véhicule a été incendié avec le corps du chauffeur à l’intérieur.
Seules quatre personnes ont survécu, dont deux femmes. L’identité des auteurs reste inconnue, bien que les autorités soupçonnent des groupes armés actifs dans cette zone frontalière avec le Burkina Faso et le Mali.
Cette attaque s’inscrit dans une série de violences meurtrières : en juin dernier, 71 personnes ont été tuées dans le village voisin de Manda, et en mars, 44 fidèles ont été égorgés à l’intérieur d’une mosquée à Fambita.
Face à cette escalade, les pays du Sahel, notamment le Niger, ont mis en place une force militaire conjointe de 5 000 soldats pour lutter contre l’expansion des groupes armés dans la région.







