Les autorités du Niger ont annoncé la dissolution de trois syndicats opérant dans le secteur judiciaire : la « Syndicat indépendant des magistrats », le « Syndicat des greffiers » et le « Syndicat des cadres et agents techniques », sans fournir de raisons claires à cette décision.
La cérémonie de dissolution a été signée par le ministre de l’Intérieur, le général Mohamed Toumba, tandis que la télévision officielle a évoqué des « dépassements répétés portant atteinte au bon fonctionnement du service public ».
De son côté, le ministre de la Justice, Aliou Daouda, a justifié cette mesure en affirmant que le système judiciaire « ne peut accueillir d’organismes privilégiant les intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général ».
Le « Syndicat indépendant des magistrats » avait auparavant accusé les autorités d’« ingérence dans les affaires judiciaires », et avait tenté d’organiser une grève il y a un an pour réclamer la fin des interventions de l’exécutif dans la justice, initiative qui avait été refusée.
Cette décision fait suite à la dissolution récente de trois autres syndicats dans les secteurs des douanes, de l’eau et des forêts. Par ailleurs, la Charte de refondation adoptée en mars dernier interdit l’exercice des droits syndicaux aux forces de défense et de sécurité.







