La Cour suprême des États-Unis a validé l’expulsion de huit migrants vers le Soudan du Sud, en dépit des avertissements émis par plusieurs organisations de défense des droits humains concernant les risques sécuritaires et les violations possibles dans ce pays.
Cette décision annule une injonction judiciaire antérieure qui permettait aux migrants de contester leur expulsion par crainte de torture.
Tricia McLoughlin, assistante de la secrétaire à la Sécurité intérieure, a salué cette décision comme une « victoire de l’État de droit », précisant que les expulsions seraient exécutées dès aujourd’hui.
Des ONG de défense des droits des migrants ont dénoncé une décision qui, selon elles, « récompense le gouvernement pour avoir bafoué des ordres judiciaires », mettant en garde contre le danger réel que courent les personnes concernées.
Cette expulsion intervient alors même que le département d’État américain déconseille formellement tout voyage au Soudan du Sud, invoquant la guerre et la criminalité. L’administration, quant à elle, justifie cette politique d’expulsion par des impératifs de sécurité, notamment pour les personnes condamnées pour des crimes.







