La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé son inquiétude concernant les récents événements survenus au Togo, en particulier dans la capitale Lomé, où des affrontements entre les forces de sécurité et des manifestants ont fait plusieurs morts et blessés.
Dans un communiqué publié hier, l’organisation a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue et à engager un dialogue inclusif, réaffirmant son engagement en faveur de la stabilité dans la région.
Les manifestations ont éclaté début juin pour rejeter les réformes constitutionnelles permettant au président Faure Gnassingbé de se maintenir au pouvoir, après près de cinq décennies de domination politique de sa famille.
Les autorités ont réprimé les protestations du 26 juin avec violence, entraînant la mort d’au moins sept personnes, selon des sources locales.
Des organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé une répression excessive, tandis que l’opposition a réclamé une enquête internationale, mettant en doute la crédibilité des investigations menées par l’État.
Pour rappel, le président Gnassingbé a récemment modifié la Constitution pour passer d’un régime présidentiel à un régime parlementaire, tout en conservant le poste de Premier ministre avec de larges pouvoirs, une manœuvre perçue par l’opposition comme une tentative de prolonger son règne.







