Le gouvernement malien a annoncé, dimanche, avoir repris le contrôle total des mines d’or de Yatela et de Morila, à la suite du retrait des sociétés étrangères qui les exploitaient. Une décision qui s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la souveraineté du pays sur ses ressources naturelles.
Selon un communiqué officiel, la relance et l’exploitation de ces deux sites seront assurées par une nouvelle entité nationale baptisée Association pour la Recherche et l’Exploitation des Ressources Minérales du Mali, créée spécialement pour cet objectif.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement de transition visant à revoir les contrats miniers et à nationaliser les ressources stratégiques. Plusieurs entreprises étrangères, comme Sadiola et Firefinch, avaient déjà quitté le pays, invoquant des défis économiques et environnementaux, accentués par une fiscalité accrue et des pressions réglementaires.
Deuxième producteur d’or d’Afrique avec une production annuelle avoisinant les 65 tonnes, le Mali poursuit ainsi sa stratégie de prise de contrôle sur le secteur minier, à l’instar de la récente reprise du complexe Loulou-Gounkoto, auparavant exploité par une société canadienne.







