Un rapport soumis à la Cour pénale internationale (CPI) par des chercheurs de l’Université de Berkeley aux États-Unis accuse les mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner d’avoir commis d’horribles crimes de guerre au Sahel, notamment au Mali, entre décembre 2021 et juillet 2024.
Le document s’appuie sur des vidéos publiées sur les chaînes de communication du groupe, montrant des scènes de torture, d’exécutions et de mutilations de corps, avec des allusions à des actes assimilables au cannibalisme, comme la menace d’un combattant de « manger le foie » de sa victime.
Bien que ces éléments soient difficiles à authentifier de manière indépendante, ils constituent une base pour l’ouverture d’une enquête de la CPI sur des violations du droit international humanitaire.
Ces accusations s’inscrivent dans un contexte de montée des violences au Sahel, où des gouvernements comme ceux du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont tourné le dos à leurs alliances occidentales au profit d’un soutien militaire russe, notamment via des groupes comme Wagner — dont Moscou nie officiellement tout lien direct.
La Russie n’a pas encore réagi à ce rapport, tandis que la Cour pénale internationale examine les preuves contenues dans un dossier « secret et détaillé » afin d’en vérifier la véracité.







