Dans un geste sans précédent, l’administration de l’ex-président Donald Trump a ordonné vendredi un licenciement massif au sein de “Voice of America” et d’autres médias publics financés par le gouvernement américain. Une décision qui suscite de vives critiques et ravive les inquiétudes quant à l’indépendance de la presse dans un contexte international tendu.
1 400 postes supprimés – une purge administrative justifiée ?
Selon Carrie Lake, haute responsable de l’Agence des États-Unis pour les médias mondiaux (USAGM), cette opération de grande envergure vise à “démanteler une bureaucratie hypertrophiée et peu responsable”. Elle affirme vouloir moderniser la narration de “l’histoire américaine” afin qu’elle reflète mieux la politique étrangère des États-Unis.
Près de 639 employés ont reçu des lettres de licenciement, après des propositions de départ volontaire et la fin des contrats temporaires. À l’issue de cette vague, seuls 250 postes seraient conservés, contre environ 1 650 auparavant.
Le service persan ciblé, le contexte géopolitique en toile de fond
Parmi les départements les plus touchés, figure la section persane, dont plusieurs journalistes avaient récemment été rappelés pour couvrir les retombées de l’attaque israélienne contre l’Iran. Ce redéploiement éclair suivi d’un renvoi brutal soulève des interrogations sur la politisation croissante des décisions éditoriales.
Un recours en justice pour préserver “La Voix de l’Amérique”
Face à cette restructuration brutale, des employés ont saisi la justice. Dans leur plainte, ils dénoncent une tentative de museler un média stratégique : “Moscou, Pékin, Téhéran et les groupes extrémistes saturent l’espace médiatique de propagande anti-américaine. Ne renoncez pas à ce droit en faisant taire Voice of America.”
Des radios en sursis ou sauvées de justesse
Tandis que Radio Martí – destinée à Cuba – échappe à la purge, Radio Free Asia fonctionne désormais à capacité réduite, et Radio Free Europe ne survit que grâce au soutien de Prague.
Fidèle à son habitude, Donald Trump avait régulièrement attaqué la presse américaine, raillant l’indépendance de Voice of America, qu’il considérait comme un obstacle au contrôle politique de l’information.







