Le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) sont parvenus à un accord « définitif » pour mettre fin au conflit qui les oppose depuis plusieurs décennies, à l’issue de trois jours de négociations intensives à Washington, sous l’égide des États-Unis et du Qatar, selon l’agence de presse africaine APA.
La signature officielle de l’accord est prévue pour ce vendredi en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Les grandes lignes de l’accord
L’accord prévoit notamment :
- Le désarmement et le retrait des groupes armés actifs dans l’est de la RDC,
- Leur intégration dans des structures nationales,
- La mise en place d’un mécanisme conjoint de surveillance entre Kinshasa et Kigali afin d’éviter toute reprise des violences.
Contexte du conflit
Les tensions entre les deux pays remontent aux années 1990, après le génocide au Rwanda en 1994, lorsque des milliers d’ex-combattants hutus ont trouvé refuge dans l’est de la RDC (ex-Zaïre), formant des groupes armés comme les FDLR, considérés par Kigali comme une menace persistante.
La RDC accuse de son côté le Rwanda de soutenir la rébellion du M23, un groupe armé qui sème la terreur dans le Nord-Kivu. Ces violences ont provoqué une crise humanitaire majeure avec plus de 7 millions de déplacés selon l’ONU.
Une médiation sous haute surveillance
Les négociations ont été pilotées par les États-Unis avec le soutien du Qatar, dans un contexte marqué par le retrait progressif des forces onusiennes et la fragilité des accords précédents.
Pour les observateurs, cet accord pourrait marquer un tournant historique s’il est appliqué concrètement sur le terrain, même si les défis restent immenses, notamment en matière de confiance et de coopération sécuritaire durable.







