L’armée du Niger a mené une série de frappes aériennes ciblant des sites d’exploitation minière illégale dans la région de Tagouey, à l’ouest du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso. Cette opération s’inscrit dans une stratégie visant à tarir les sources de financement des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
Selon un communiqué officiel publié la semaine dernière, les frappes ont permis d’éliminer 13 combattants armés, de saisir des matériaux utilisés pour la fabrication d’engins explosifs artisanaux, et de détruire les infrastructures liées à l’extraction minière illicite.
Cette intervention militaire s’inscrit dans une campagne plus large menée par les autorités nigériennes contre l’insécurité grandissante dans les zones frontalières de l’ouest et du sud du pays. Ces dernières années, les attaques ont fait des milliers de morts et provoqué des déplacements massifs de populations.
D’après les estimations des Nations unies pour 2024, environ 4,5 millions de Nigériens – soit 17 % de la population – ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire urgente, dans un contexte de crise sécuritaire et économique prolongée.
En mai dernier, des groupes armés avaient attaqué un bus transportant des employés de la société “Ingoufo Mining”, exploitant la mine d’or de Samira Hill au sud-ouest de Niamey. L’attaque, survenue malgré la présence de l’armée, a fait huit morts.







