Un document officiel émanant du département d’État américain révèle que l’administration du président Donald Trump envisage d’étendre la liste des interdictions de voyage vers les États-Unis à 36 pays supplémentaires, dont 25 situés en Afrique.
Selon la note diplomatique signée par le secrétaire d’État Marco Rubio, ces pays disposent d’un délai de 60 jours pour améliorer leurs systèmes d’identification et se conformer aux normes de sécurité américaines, sous peine de voir leurs ressortissants interdits partiellement ou totalement d’entrée sur le territoire américain.
La liste préliminaire inclut des pays comme l’Égypte, la Syrie, Djibouti, la Mauritanie, le Soudan du Sud, l’Éthiopie et le Nigeria, ainsi que d’autres en Asie centrale et dans les Caraïbes, comme le Cambodge et la Côte d’Ivoire.
La note met en avant des préoccupations liées à la faiblesse des systèmes de délivrance de documents officiels dans certains pays, aux taux élevés de dépassement de séjour de leurs ressortissants aux États-Unis, et au manque de coopération de leurs gouvernements pour le rapatriement des personnes expulsées.
Cette démarche intervient quelques jours après que Trump a signé un décret interdisant l’entrée aux ressortissants de 12 pays, dont la Libye, le Soudan, la Somalie et l’Iran, et imposant des restrictions partielles à sept autres, comme Cuba et le Venezuela.
L’administration justifie ces mesures par la « protection de la sécurité nationale contre les menaces terroristes et l’immigration illégale ».
Cette décision devrait susciter de nombreuses critiques internationales, notamment en raison de son ciblage clair des pays africains et arabes.
Les précédentes politiques de Trump en matière d’interdiction de voyage durant son premier mandat avaient provoqué une vive controverse et des accusations de discrimination, avant d’être validées par la Cour suprême des États-Unis en 2018.
Le document précise que les pays concernés doivent soumettre des plans de réforme initiaux dans les prochaines semaines. Certains pourraient être exemptés des restrictions s’ils démontrent des progrès suffisants. Aucune date n’a encore été fixée pour la mise en œuvre des nouvelles mesures en cas de non-conformité.







