Une nouvelle escalade militaire a éclaté entre Israël et l’Iran dans la nuit du 14 au 15 juin 2025, avec des échanges de frappes aériennes qui font craindre une extension du conflit à l’échelle régionale.
L’armée israélienne a revendiqué des frappes ciblant des sites stratégiques à Téhéran, notamment le bâtiment du ministère iranien de la Défense ainsi que le champ gazier de South Pars — le plus grand au monde — provoquant une suspension partielle de la production.
En riposte, l’Iran a lancé plusieurs salves de missiles vers le territoire israélien, causant la mort d’au moins dix personnes, dont des civils à Tel Aviv et à Tamra, et faisant des dizaines de blessés. Selon le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, les frappes ont aussi visé des installations énergétiques et des réservoirs de carburant pour avions de chasse.
Téhéran a par ailleurs annoncé l’annulation des pourparlers nucléaires avec les États-Unis, dénonçant des attaques israéliennes “barbares” et menaçant d’une “riposte plus puissante” en cas de poursuite des hostilités.
En retour, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a averti que les frappes actuelles “ne sont rien” comparées à celles à venir.
L’escalade a entraîné une hausse de 9 % des prix mondiaux du pétrole, tandis que l’Iran envisage sérieusement de fermer le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce énergétique mondial.
Les États-Unis ont exprimé un soutien implicite à Israël, tandis que la communauté internationale appelle à la désescalade.







